Nos sociétés d'hier… à aujourd'hui

NOS SOCIÉTÉS D’HIER …

Nombreuses sociétés ont été les précurseurs de notre carnaval chapellois de celles que nous connaissons aujourd’hui.
L’on pourrait donc citer « Les Grosses Panses » et « Les Baigneurs du Petit Gouy » dans les années 20. De la fin de la Seconde Guerre mondiale à la fin des années 50, il y avait le groupe « Les Turcs » et « Les Clowns ». N’oublions pas « Les Marins du Bos » ainsi que « Les Pierrots Blancs et le Mousquetaire » jusqu’à la fin des années 60. Mais plus récemment, « Les Mineurs » et « Les Moines » qui nous ont quittés dans les années 90. Cette année 2012, malheureusement, les Pierrots noirs ne participeront plus au carnaval. Néanmoins, une très ancienne société, « Les Gilles à Hauts Chapeaux », née en 1922, continue de déambuler dans nos rues de Chapelle.

… À AUJOURD’HUI

Les différentes sociétés présentées ci-dessous ont participé au Laetare 2000 et ont reçu, à cette occasion, une médaille de la Commune de Chapelle-lez-Herlaimont pour toutes les démarches qu’elles ont faites pour développer et maintenir le succès et les traditions carnavalesques de la commune. Mais tout n’est pas toujours rose ! Les sociétés rencontrent parfois des difficultés en interne, n’ont pas assez de volontaires ou manquent aussi de moyens financiers. C’est pourquoi, elles doivent travailler toute l’année pour préparer et garantir le suivi du prochain carnaval. 

LES GILLES JOYEUX

Le tenancier d’un café sur la place de l’Eglise décide avec des clients de créer une société carnavalesque qui est finalement sortie pour la première fois en 1920, en sarrau, casquette et mouchoir de cou rouge à pois. Après cette dernière, le groupe a décidé de porter le costume de gille lors de la sortie de l’année suivante sous la dénomination « Les Gilles Joyeux ». Petit à petit, l’oiseau fait son nid. Et 50 ans plus tard, la société, invitée par l’Administration communale de Chapelle-lez-Herlaimont, reçoit le titre de « Société Royale » par S.M Royale Baudouin.

En 1975, « Les Dames Plasman » (du nom des gérants de leur local, Omer et Léa Plasman) font leur première sortie. Et c’est aussi cette année-là que les Gilles Joyeux ont été les plus nombreux avec 160 membres dont une quatre-vingtaine d’enfants et ont continué leur petit bonhomme de chemin jusqu’à aujourd’hui en maintenant l’esprit « ouvrier » qui a toujours été le leur.

 

LES GILLES A HAUTS CHAPEAUX

La « grande guerre » est terminée depuis 4 ans. Des sociétés de carnaval déjà existantes reprennent le rameau en main et d’autres se constituent. Et c’est donc cette année-là que les fervents et bons amis du folklore ont décidé de former une nouvelle société de gilles belle, emplumée pour symboliser le renouveau du carnaval à Chapelle-lez-Herlaimont. Des anciens se souviennent encore des gilles du « Blanc Bazaine » avec leurs couvre-chefs de feutre rouge surmontés d’un plumet. C’est pourquoi on a appelé tout naturellement la nouvelle société « Les gilles à hauts chapeaux » pour contraster avec cette feu société de gilles du « Blanc Bazaine ».

 

LES GILLES ET DAMES DE L’AURORE

Nous ne pouvons pas parler des Gilles et Dames de l’Aurore sans parler de l’existence à la Maison du Peuple de la société des Pierrots blancs disparue en 1965. Et donc en 1967, des passionnés de folklore ont créé « Les Gilles du Peuple ».

En ce temps-là, une quarantaine de gilles et une dizaine de femmes habillées en majorette composaient le groupe. C’est pourquoi, par la suite, le groupe changea de nom pour devenir « Les Gilles de l’Aurore et les Majorettes de la Maison du Peuple » dû au nom de leur local et finalement, la disparition des majorettes amena leur dénomination actuelle : « Les Gilles et Dames de l’Aurore ».

 

LES BOUTE-EN-TRAIN

Selon un article de la Nouvelle Gazette publié en 1969, les étudiants de la localité se costument, suivent diverses sociétés et finalement quelques-uns d’entre eux forment une société carnavalesque à part entière avec les autres.

« Les Joyeux Compères », habitués du Laetare, se labellisent en « Les Boute-en-Train ». C’est ainsi que ces étudiants habillés de leur tablier blanc bousculèrent un ordre établi dans les sociétés carnavalesques de l’époque mais l’espièglerie et la bonne humeur étaient de mise. Le carnaval de Laetare reste le moment fort de l’année mais deux soumonces le précèdent afin que les groupes se mettent en jambes. En fonction des moyens financiers et du thème choisi, le déguisement est devenu une coutume. Ainsi, chacun peut imaginer son costume avec originalité, peut le confectionner lui-même ou le louer…

 

LES GAIS LURONS ET LEURS DAMOISELLES

En 1975, la société « Les Gais Lurons et leurs Damoiselles », que nous connaissons aujourd’hui, est créée. Différents membres, issus des Boute-en-Train, voulaient mettre sur pied une société de gilles accompagnée du groupe des Damoiselles.

La société, étant attachée aux traditions chapelloises, représentent « Les Grosses Panses » et les Damoiselles sont grimées en Clown pour leur première soumonce générale en musique.

« Les Gais Lurons et leurs Damoiselles » ont connu quelques changements au fil du temps au niveau de leur local, de leurs responsables, mais aussi en ce qui concerne leurs costumes et déguisements. Néanmoins, encore aujourd’hui, ils sont restés fidèles au sarrau et les Damoiselles se déguisent à nouveau lors de la générale.


LES PAYSANS

Mille neuf cent septante-six. Une discordance entre les Pierrots Noirs amène quelques membres à créer une autre société. Ils doivent trouver un local, une musique et c’est au Laetare de 1977, qu’une vingtaine de Paysans fait son apparition.

Même si la société connaît nombre de difficultés, elle ne cesse de croître et compte actuellement près de 150 Paysans.

 

LES TCHAP’LOUS

Cette société a été créée en 1997 par feu Claude Straunard. Après le Laetare 1997, une société voulait stopper son activité mais quelques uns de ses membres voulaient continuer. Ils décidèrent de former une autre société originale, mixte et articulée autour des géants. Cette dernière, chargée des grosses têtes et des géants, s’inspire du costume de Poupous pour réaliser le sien.

Même si la société était toute jeune, elle a vite installé ses habitudes qui, encore aujourd’hui, caractérisent son originalité et son esprit : son rameau recouvert d’un tissu gris surmonté d’une tête de souris, la distribution de pièces de monnaie en chocolat ou encore le feu d’artifices virtuel le mardi du carnaval. La société « Les Tchap’lous » doit son nom à la traduction dialectale du mot « chapellois » et qui fait référence aux deux géants, Philomène et Batisse (les deux plus grands habitants de Chapelle), ainsi qu’à Poupous, symbole de la Cité des Tchats.

 

 LES TCHAMAICAINS

En 2009, un groupe d'amis décide de créer une nouvelle société basée sur la camaraderie et le plaisir du carnaval.

Les Tchamaïcains et leur tenue bariolée aux couleurs de la Jamaïque ajoutent une touche d'exotisme et de fun à notre Laetare.

Les Tchamaïcains, une des plus jeunes sociétés carnavalesques de Chapelle-lez-Herlaimont mais qui promet puisqu’après seulement 2 ans de Laetare, elle compte déjà plus de 150 membres.

 

TABATA VIRGILE ET COMPAGNIE

Autrement dit "les Trolls" c'est la dernière société arrivée à Chapelle. Cette société a vu le jour le 30 mars 2014 et compte déjà plus de 60 membres. C'est sur des musiques de gilles et fantaisie que cette société au thème "le Monde Féérique et de la Forêt Magique" fait virevolter les petits et les grands dans des rondes ou des chenilles fantasmagorique. Tabata et Virgile, les deux marionnettes sont accompagnées de toute la compagnie d'Elfes et de Trolls ainsi que grand arbre Aywa.

 

L’ECOLE DE TAMBOURS

Giovanni Saint-Ghislain a pour habitude de suivre tous les itinéraires de carnavals et a donc décidé en 1998 de créer une Ecole de tambours à Chapelle-lez-Herlaimont. L’Ecole, aujourd’hui, compte environ une vingtaine d’élèves répartis en différentes catégories d’âge. A chaque fin d’année scolaire, des élèves se présentent devant un jury, les meilleurs sont choisis pour la composition de base de la batterie et participeront aux différentes manifestations organisées à Chapelle comme l’Ordre des Tchats…

 

L’ECOLE DU CIRQUE

Comme l’Ecole de tambours, l’A.S.B.L Pré en Bulle est membre associé du Centre Culturel de Chapelle-lez-Herlaimont. Cette école, créée en 1990, a été reconnue comme centre d’expression et de créativité par la Province de Hainaut et la Communauté Française.

Pré en Bulle compte une vingtaine d’animateurs qui s’occupent d’enfants de 4 à 15 ans dans les domaines de la jonglerie, les échasses, l’acrobatie, le monocyclisme…

Bien qu'il ne s'agisse pas d'un groupe folklorique, l’Ecole du cirque est représentée, chaque année depuis 1999, par une centaine de personnages qui déambulent en tête du cortège accompagnés de musiciens.
 

Groupes disparus

LES PIERROTS NOIRS

A l'encontre du conformisme des sociétés de gilles, les Pierrots Noirs, qui constituait une société de fantaisie classique, si l'on peut s'exprimer ainsi, admettaient des dames.

Le costume folklorique porté par les membres de ce groupe était inspiré du traditionnel habit bien connu de la Commedia DEL ARTE.

A la différence de ce dernier, celui adopté par les "pierrots" était de couleur noire et était garni de larges boutons blancs.

Le pierrot chapellois portait sur la tête une espèce de toque et autour du cou, une collerette blanche bordée de noir.

Il portait un panier d'osier souvent décoré, dans lequel il transportait les oranges qu'il distribuait durant les trois journées du Carnaval de Laetare.

Il est intéressant de souligner le caractère typique et propre de la musique et de la danse des Pierrots Noirs, qui les singularisaient des autres sociétés locales.

Au son d'airs populaires très entraînant, les Pierrots, sans cesse en mouvement, déambulaient dans les rues en sautillant.

Le groupe, aux vivaces et joyeuses évolutions, était accompagné par un ensemble musical constitué par des musiciens jouant divers instuments de bouche (clarinette, trompette, tuba, trombone, ...), d'un batteur de caisse et de tamboureurs.

Après différentes recherches effectuées spécialement dans les archives communales, il appert que la sociétés carnavalesque "Les Infatiguables Pierrots Noirs" a été créée à Chapelle-lez-Herlaimont en 1926.

A ce sujet, une correspondance datée du 15 mars 1927 a été retrouvée. Elle est notamment signée par le Président fondateur Henri Gandibleu (père) et adressée au Bourgmestre de l'époque afin de demander l'inscription du groupe aux cortège du Laetare 1927.

En décembre 1987, les Pierrots Noirs reçoivent du Cabinet du Roi, le titre de "Société Royale".

Au cours des vingt-cinq dernières années, la présidence de la société a été assurée par Maurice Bioux, Henri Gandibleu (fils), Philippe Wargnies et Pol Bougard.

Pour des raisons de santé, ce dernier sera remplacé à ce poste par Philippe Wargnies après le carnaval 1999. L'histoire des Pierrots ne serait pas complète, si on ne signalait pas que plusieurs sociétés carnavalesques ont été constituées à partir d'anciens Pierrots.

Enfin, il faut rappeler le rôle essentiel tenu par l'ancien local des Infatiguables, situé sur le haut de la rue de la Colline : le Salon Minchu. La descente de cette rue fait toujours partie de la tradition des Pierrots Noirs bien que "Minchu" ait aujourd'hui disparu.

Elle a aussi inspiré une chanson dont le texte est repris ci-après. Les paroles sont de Maurice Clignet et la musique a été composée par Charles Herman, 1er clarinette à l'Harmonie de Mariemont.
 

LES BONS AMIS

La société des Bons Amis a vu le jour en 1985 au café "le Tchantchet". Elle était dirigée par Rita Meunier, Présidente et Edgard Firmin, Vice-Président.

Le premier costume était assez simple : bleu de travail, casquette et foulard jaune pour les hommes; veste bleue et longue jupe brune pour les dames. La version définitive du costume qui s'est inspirée des militaires de la guerre de secession a fait son apparition en 1991.

Le groupe sortira d'abord en batterie pour s'adjoindre par la suite une fanfare interprétant les airs traditionnels des gilles.

Au carnaval, les Bons Amis distibuaient des caramels au public et se déplacaient depuis 1997 avec un canon lançant pétarade et confettis. Deux ans plus tard, un chariot transportant les bonbons et les petits "Bons Amis" viendra compléter la société.

Le dimanche de Laetare, après le ramassage, la troupe se réunit au local pour déguster une omelette au lard accompagnée d'un pain gigantesque.

L'esprit d'équipe était toujours présent le midi, moment privilégié où le repas était pris en communauté.

L'autre particularité de la société est relative à la journée du mardi au cours de laquelle la société abandonnait le costume officiel pour faire place aux travestis.

Outre leurs soupers et répétitions de batterie, le groupe organise durant l'année de nombreuses activités extra-carnavalesques telle que brocantes, concours de pêche, sortie du père Noël, ...


LES GAIS LURONS ET LEURS DAMOISELLES

C'est à la suite de circonstance, qui pourraient être qualifiées de fortuites, que, en 1975, la société fut créée.

Elle est en effet née :

- de la volonté d'un participant déjà actif dans le cadre du carnaval de Chapelle de participer autrement à ce carnaval. Pour le citer, il s'agit de Philippe Lambotte qui avait déjà, au début des années soixante, créé Les Joyeux Compères devenus quelques années après, toujours sous sa houlette, l'imposante société "Les Boute en train",

- de la volonté de Serge Houyoux et de son épouse Chantal Bernard de participer activement à la vie associative de la commune. Suite à son mariage avec une sorcière Godarvilloise il avait immigré à Chapelle. Pour l'anecdote, il n'avait, à l'époque, pas la moindre idée de ce qu'était un Gille. Ceux qui le croisent durant le carnaval, arborant fièrement son chapeau, peuvent difficilement imaginer la chose,

- de la rencontre, au cours de la Soumonce Générale 1975, de ces personnes, de la mise en commun de leur volonté, de leurs capacités de leur disponibilité et de leur complémentarité,

de l'encouragement obtenu très rapidement auprès des membres potentiels, amis et parents, qu'il est difficile de tous citer ici, mais qui se reconnaîtront, sans oublier le soutien indonditionnal du tout nouveau Comité Officiel des Fêtes, présidé par notre ami Claude Straunard.

- de la grande chance qu'a eut le groupement naissant, d'être accueilli à bras ouvert, et plus encore, au café "Le Pacific", aujourd'hui "Le Postillon", dont les tenanciers étaient Renée et Robert (surnommé Pipe, voire Popeye) Pollart et dont les carnavaleux de l'époque se souviendront longtemps encore. Ils ne seront jamais assez remerciés pour ce qu'ils ont fait et parfois enduré.

La première tache fut de définir le cadre carnavalesque dans lequel allait évoluer la société. Dès le départ, il s'est agit de créer une société de Gilles, à chapeau, ouverte à tous, à lauelle a été associée le groupe des Damoiselles. Ce choix a été fait afin de permettre au sexe dit faible de participer aux festivités carnavalesques sans pour cela déroger au principe de la masculinité du Gille. Dès le début, il était convenu que les traiditions et le costume du Gille devraient être respectés et cela sans concession.

Le plus facile ayant été décidé, il ne restait plus aux bonnes volontés qu'à se déplacer dans les carnavaux régionaux ou non, afin de trouver une batterie et une musique disponibles au Laetare 1976.

Si cela ne fut pas sans mal, la mise sur pied d'activités lucratives, permettant de boucler le permier budget, fut bien plus complexe.

Concours de ballonnets, soupers au local, concours de belote, ventes d'objets divers tels poupées en coquillages, chaises miniatures fleuries, permirent d'assurer la participation à ca LAETARE 1976 tant attendu.

Une première sortie, en batterie se déroulera dans le cadre de la foire d'automne, aujourd'hui disparue.

Lors de la première soumonce en batterie, les Gilles portaient la tenue traditionnelle. Pour la première soumonce générale en musique, afin de montrer leur attachement aux traditions chapelloises, les gilles représentèrent "Les Grosses Panses" alors que les Damoiselles furent grimées en "Clown". Monsieur et Madame Flamez nous firent plaisir non seulement en participant à cette sortie mais aussi en maquillant toutes les Damoiselles, ce qui ne fut pas une mince affaire.

Pour le Laetare 76, les Damoiselles avaient choisi de représenter Mary Poppins. Choix réfléchi ou non, les teintes s'accordaient parfaitement à celles des costumes des Gilles. Pour une première, ce fut une réussite tant en ce qui concerne l'ambiance interne que le respect des traditions locales.

Par la suite, comme tout groupement, la société connu bien des péripéties, drôles ou tragiques liées aux circonstances de la vie de ses membres et de l'économie de la région.

Ainsi après des années de très bons et loyaux services, Renée et Robert remirent leur commerce, repris successivement par Adelin et Léa, Sébastien et Rosetta, mais qui finalement fut fermé faute de tenanciers. La société dut donc trouver un autre lieu d'accueil à savoir : le Cercle Saint-Germain à la rue du Monument.

Les responsables de la société ne sont plus, non plus, les mêmes qu'au début. Pour mémoire nous ne citons que ceux qui se sont succédés à la présidence, c'est à dire : Philippe Lambotte, Serge Houyoux, André Aernout, Patrick Debert. Ce dernier a été remplacé par Christophe Hayette. Si ceux-ci ont continué à soutenir la société, nous devons aussi citer quelques fidèles parmi les fidèles : Christian Detaye, Jean-Claude Mayeur sans oublier Jocelyne Kindekens qui a assuré pendant de nombreuses années les responsabilités de Trésorière.

De même, au fil du temps, une évolution est apparue en ce qui concerne les costumes et déguisements.

Au début de l'existence du groupement tant les Gilles que les Damoiselles se déguisaient lors de la Soumonce Générale. Pour mémoire, on citera : Les Grosses Panses et les Clowns, Robein des Bois et ses acolytes, les Mousquetaires.

Ensuite, à la Générale, afin d'alléger l'impact financier, les Gilles sortirent en sarrau et pantalon blanc et les Damoiselles en pantalon blanc et sarrau à carreaux rouge et blanc. Si les Gilles sont restés fidèles au sarrau, les Damoiselles se sont à nouveau déguisées lors de la Générale.

Bien entendu, lors du carnaval, les Gilles portaient le costume traditionnal ainsi que le chapeau pour ceux qui le souhaient.

Les Damoiselles par contre, changeaient chaque année de costume.

Pour mémoire, citons quelques-uns de ceux qu'elles ont choisis :
- Mary Poppins (exceptionnellement à deux reprises à 10 ans d'intervalle),
- Les Russes,
- Les Niçoises,
- Candy,
- Chaperon rouge,
- Les Corsaires,
- Les Hollandaises,
- Les Dames du Sud,
- Les Dames de coeur.

Cette évolution s'est constatée aussi dans les diverses activités organisées par la société afin de boucler les budgets destinés à assumer la participation au Laetare. Si des soupers continuaient à s'organiser régulièrement, les brocantes ont remplacé les concours hippiques et autres tournois de football.

Les déplacements à Bruxelles et en France, ainsi que les sorties locales de St-Nicolas ont été rangés dans le tirroir aux souvenirs.

La société était aussi à la base d'une tentative de relance d'une ducasse dans le quartier du Monument (concours de belote, balle assise, parcours de marche et de VTT, brocante).

 

LES P'TITS TCHATS

C'est en 1991 que des enfants des écoles officielles Prairies-Solvay participèrent pour la première fois au Laetare. L'idée était de permettre à chaque enfant de participer, à moindre frais, à ce moment tant attendu de liesse populaire. Aussi, c'est avec des costumes confectionnés en trois jours par les enfants et leurs enseignants que tout le monde se prépara pour le grand événement.

La première sortie sous le thème des "Maîtres de musique" allait avoir un vif succès auprès des spectateurs et des autorités communales qui décidèrent de soutenir cette initiative. Encouragés par les marques de sympathie et les félicitations, les organisateurs, à l'issue de ce premier cortège, pensaient déjà aux années à venir.

En 1992, les enfants, de plus en plus nombreux étaient déguisés en peintres.

En 1993, c'est sur un char merveilleusement bien décoré et déguisés en personnages de contes de fées que les enfants défilent dans les rues de la commune.

L'année suivante allait être morose : les participants portaient un costume de clown, personnage habituellement jovial, mais chacun savait que les restructurations au niveau scolaire allaient séparer les organisateurs de ce projet merveilleux; le groupe était menacé. En effet, la sortie de 1993 était déjà la dernière.

Pourtant, les vrais "Carnavaleux" ne se découragent pas et l'idée d'une société d'école reste en dormance. En 1998, poussés par l'envie de fêter comme il se doit l'arrivée de la belle saison, les enseignants imposent de nouveau leur groupe scolaire : "les P'tits tchats.

C'est sous leurs couleurs définitives que tous les petits exhibaient leurs moustaches et claquaient leurs "coussinets" sous la conduite de l'ensemble des élèves de l'école de tambours.

Cette nouvelle version semblaient déclencher les passions car, depuis sa création, le nombre de participants est passé du simple au double (40 en 1998 contre 97 en 2000) et le virus du carnaval qui se limitait à deux implantations scolaires s'est propagé dans toutes les écoles officielles.

Cet élan a déclanché un besoin de se retrouver afin de fêter ensemble les grands moments de l'année et, comme si l'accueil du printemps ne suffisait pas, les petits "carnavaleux" ont eu envie de se saluer aussi après la belle saison et de se réunir pour fêter Halloween qui, rappelons-le, est d'origine européenne. Cette fête a fait son retour chez nous, en 1998, non sans rappeler aux plus anciens l'époque où les bambins creusaient les betteraves afin de créer d'affreux grin'gndents.

 

LES WAWA

Un groupe d'africains est fondé par F. Grenier au Cercle Saint-Germain dans les années 80/90. Ils sont alors une centaine. Ils sortent d'abord en batterie, puis en musique.

Après une dissolution en 1997, les WaWa reviennent en 2009 sur la scène du folklore chapellois pour disparaître quelques années plus tard.

 

LES INDOMPTABLES

Dernière-née parmi les Gilles et fondée en 2008, la société a participé à son premier carnaval en 2009 pour disparaître peu après.

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