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Le cortège........et son évolution
Dans les années qui suivirent, le 1er cortège fut sans cesse raccourci. Sa formation fut aussi réalisée dans les rues du Parc, César de Paepe et de la Station. On connut des départs dans la rue Solvay, face aux rues de la Prairie et des Alliés. Quant au cortège de la remontée, il subissait aussi de nombreuses modifications, dont la dernière avec départ dans la rue Barella, face au café Cramazou. Bref, le départ des deux cortèges se rapprochait de plus en plus de la place de l'Hôtel de Ville. Tout le monde était conscient du problème mais personne n'en parlait. Cette année-là allait encore resserrer les liens de solidarité entre les sociétés. La première réunion réservée aux seuls présidents des sociétés et du comité des fêtes fut ainsi mise sur pied. Elle avait pour but d'envisager de changer radicalement l'itinéraire du cortège. Un constat fut rapidement établi. L'organisation de deux cortèges n'était plus viable. Elle entraînait des frais supplémentaires et le repos obligeait les groupes à stationner dans un même café pendant deux heures. De plus, le cortège de la remontée se déroulait de plus en plus tard et devant peu de public. C'est à l'unanimité que la proposition d'un seul cortège fut admise. Mais ce cortège allait-il descendre ou remonter ? Un tour de table «confidentiel» permit d'étudier tous les paramètres de la situation. Les présidents estimaient aussi que le défilé final devant l'Hôtel de Ville constituait non seulement une tradition, mais également l'apothéose de la journée. Un vote secret permit encore de dégager un accord unanime sur la proposition d'un itinéraire entre les deux places, dans le sens de la montée. Pour faciliter la dislocation, on décida de contourner la place de l'Hôtel de Ville par la gauche. Actuellement et compte tenu du nombre important de participants, le cortège démarre en deux temps sur la place de l'église et dans le quartier St-Germain.
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Lundi et mardi
Mis a part quelques essais des Gilles Joyeux, les groupes ne sortent pas le matin. Ils se rassemblent dans leur local entre 14 et 15 heures le lundi, un peu plus tard le mardi. Le cortège du lundi soir a été raccourci pour en faciliter la formation. Actuellement, la première société prend son départ dans la rue de Gouy à hauteur de la rue Haute (à 19 h. heure d'hiver ou à 20 h. heure d'été). La montée vers la place de l'Hôtel de Ville, lieu du rondeau final et du feu d'artifice, est illuminée par des feux de bengales rouges dont le nombre a quadruplé depuis quelques années. A son arrivée, chaque société est annoncée par un coup de tonnerre, ainsi que sur écran géant. Comme déjà signalé, les sociétés sont obligatoirement de sortie le mardi. Mis à part le respect des horaires des rondeaux et des feux du soir, les groupes sont libres de leurs mouvements. C'est une journée ou les carnavaleux s'adonnent à certaines fantaisies racontées ou pas dans le chapitre consacré aux sociétés. C'est aussi ce jour-là que des croisements de groupes amènent des «batailles de musique» généralement orchestrées de près ou de loin par les présidents de sociétés. |
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Les feux du mardi soir
Pour des raisons de sécurité évidentes, mais aussi pour permettre des préparations plus conséquentes et attirer aussi davantage de public, ils seront progressivement déplacés sur la place de l'Hôtel de Ville. Actuellement, ils s'y déroulent tous, selon un horaire précis, à l'exception d'un feu commun des Paysans et des Gilles Joyeux à St-Germain. |
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Les feux d'artifice
Les mises au point nécessaires ayant été faites, le comité des fêtes garda sa confiance à la firme Demeester et le collège échevinal doubla le crédit alloué pour le feu. Depuis, les feux d'artifice se sont sans cesse améliorés. Ils ont ainsi acquis une évidente renommée. Lors de la soumonce générale, le feu s'étoffa de plus en plus.
Malgré de nombreux contacts et des propositions plus qu'alléchantes, aucun contrat n'avait été passé à 3 semaines du Laetare parce que la qualité des bombes présentées ne satisfaisait pas, une dernière tentative fut tentée auprès des Maîtres artificiers Van Cleemput. Elle fut plus que concluante.
Cet apothéose intitulé «Prestige des Tchats» est suivi par plusieurs milliers de spectateurs. Il est à présent réputé dans tout le pays. |
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